La famille Portalis est la détentrice historique du château Pradeaux. Aussi loin que puisse remonter la famille, le domaine millénaire a toujours possédé un vignoble. Jean-Etienne-Marie Portalis, co-rédacteur du Code civil et du Concordat, hérite du château Pradeaux par sa mère au milieu du XVIIIème siècle. L’homme, également ministre de Napoléon, s’avère fort occupé à Paris et ne s’occupe pas personnellement des vignes et des oliviers du domaine, qui seront entretenus en métayage. La chapelle du domaine Pradeaux est ravagée et pillée pendant la révolution, mais les vignes demeurent intactes. Elles n’échapperont cependant pas à l’invasion de phylloxéra au XIXème siècle. Le vignoble sera rapidement remis sur pied à renfort de cépages mourvaison, carignan, cinsault, grenache, tibouren. Les générations suivantes se rendent ponctuellement au domaine jusqu’à la fin de l’année 1939, date à laquelle les descendantes Suzanne Portalis et sa fille Arlette fuient l’invasion nazie et s’installent définitivement au château Pradeaux. Les deux femmes prennent les rennes du domaine, mais c’est Arlette Portalis qui s’occupe véritablement des vignes. Elle apprend le métier de vigneronne, sur le tas, auprès des métayers.?? Les vignes du château Pradeaux ont toujours été cultivées selon des méthodes biologiques. En 1941, Pierre Le Roy de Boiseaumarié, le co-fondateur de l’INAO, aide Arlette Portalis à créer l’appellation Bandol.